
CIRES CONTEMPORAINES
HANDMADE IN BELGIUM SINCE 1997
Encirements

L'encirement est une recherche récente, enrichissant mon travail de cirière
qu'il me tient à coeur de vous présenter; exprimé entre autres expérimentations par une oeuvre personnelle,
About Dreams . . .
Le procédé, ainsi que la démarche de l'encirement sont bien différents de la création et de la fabrication de bougies.
Il nécessite des étapes successives de trempages, dans différents types de cires avec un jeu subtil des températures.
La cire est un matériau particulier, elle fige, tout en conservant l’intention du mouvement ou de la pensée.
Waxing is a new research in my work
that I would like to present to you; recently expressed by a personal work, About Dreams . . . ,
The process, as well as the approach to enwaxing
requires successive stages of dipping in different types of waxes with a subtle play of temperatures.
Wax is a particular material, it freezes, while preserving the intention of movement or thought.
About Dreams . . .
(02/2020-01/2022).
Yaël Ohayon.
4 x 496 pages
Ink, cotton, paper, words, wax, dye



ECRIRE pour se créer une place, pour construire une réalité et
de ce fait, pouvoir s’en éloigner …
ENCIRER pour rendre visible l’indicible.
WRITING to create a place for oneself, to construct a reality and
and thus to be able to distance oneself from it...
WAXING to make the unspeakable visible.
"Ce que nous montre le peintre ou le sculpteur n'est pas ce qu'on voit
autour de nous. Ce que nous voyons voile la profondeur qui est à l'origine
de la forme. L'artiste dévoile la profondeur. C'est parce qu'il prend du recul par rapport au Visible qu'il est proche de l'Invisible."
K. Dürckheim.

En matérialisant des idées, des concepts, des vérités mathématiques, philosophiques,
Michel Tombroff nous expose leur complexité, par ses propositions plastiques
inédites il nous donne accès à une subjectivité inhabituelle et offre la possibilité d’une réflexion, d’une interprétation inattendue.
Une émotion esthétique.
Cette collaboration artistique récente m’a captivée.
Simulacres est un des projets les plus technique et les plus audacieux qu'il m’ait été proposé de réaliser.
By materializing ideas, concepts, mathematical and philosophical truths,
Michel Tombroff exposes their complexity to us.
He gives us access to an unusual subjectivity and offers the possibility of a reflection, of an unexpected interpretation.
An aesthetic emotion.
This recent artistic collaboration has captivated me.
Simulacres is one of the most technical and daring projects I have ever been asked to produce.






Fairy Tails.
(2023)
Wood, pigments, waxes, goldleaves.
Samplings.
(2023-24)
Wood, pigments, waxes, goldleaves, mixed media.










"SAMPLINGS". 2023-24.
Yaël O hayon.
Au printemps 2020, survint un détachement,
un pas de côté ouvrant un espace de liberté créative,
Un espace pour l’émerveillement. ..
Les gestes et la matière étaient déjà là.
"Samplings" composée de tableaux de cire met en valeur une seule matière, explorée tout au long d'une vie.
Il s'agit d'une célébration des gestes, des techniques et des découvertes inhérentes à un savoir-faire transmis longtemps.
"Samplings" raconte des histoires de mouvements devenus habiles autour d'une orientation première d'artisanat.
Ces tableaux, par différentes variantes plastiques, simples et parfois familières évoquent des émotions, des failles,
des couleurs et celle du blanc, qui les contient toutes. Des traces.
Je me suis interrogée sur les scories, résultant de mon travail quotidien;
« scories" qui se révèlent « trésors »,
ce n’est qu’une question de regard.
La série de 40 tableaux met en lumière les cires, sous toutes leurs formes, qu'elles soient d'origine minérale, végétale ou animale.
La cire est une matière polymorphe, souple, neutre, douce et accueillante, qui interprète la lumière et les flammes de façon unique,
qui accueille nos pensées et nos souvenirs...
La collection développe l’idée d’une apocatastase de la matière.
La cire accepte de disparaitre, fondue et reformée à l'infini, ou de perdurer sous forme de bronze.
Elle n’est jamais vraiment perdue.
La cire fond, fixe et libère
La cire voile et dévoile
La cire fige et conserve les intentions.
J’ai eu l’envie irrépressible de commencer à travailler la cire en me libérant des contraintes habituelles
liées à la fabrication d’objets ayant une fonction précise et une qualité attendue.
Explorer une nouvelle gestuelle, chercher d'autres esthétiques, formes, couleurs, glacis…
Réveiller l’imagination , tenter d’y déposer mes questionnement et mes émotions silencieuses.
Les tableaux se veulent des œuvres tactiles, à découvrir du bout des doigts.
"SAMPLINGS". 2023-24.
Yaël O hayon.
In the spring of 2020, a shift occurred,
a step aside, opening up a space for creative freedom,
A space for woworksnder. ...
The gestures and material were already there.
"Samplings", composed of wax works, focuses on a single material, explored over the course of a lifetime.
It's a celebration of the gestures, techniques and discoveries inherent in a skill long passed down.
"Samplings" tells stories of movements that have become skilled around a primary craft orientation.
These artistic intentions, through different plastic variants,
simple and sometimes familiar, evoke emotions, rifts,
colors and white,
which contains them all. Traces.
I asked myself about the waste resulting from my daily work;
"slag" that turns out to be "treasure",
It's all a question of how you look at it.
The series of 40 works highlights wax in all its forms, whether mineral, vegetable or animal.
Wax is a polymorphous material, supple, neutral, soft and welcoming,
which interprets light and flame in a unique way,
It welcomes our thoughts and memories...
The collection develops the idea of an apocatastasis of matter.
Wax agrees to disappear, melted and reformed ad infinitum, or to endure as bronze.
It is never truly lost.
Wax melts, fixes and releases
Wax veils and reveals
Wax holds and preserves intentions.
I had the irrepressible urge to start working with wax, freeing myself from the usual constraints
of making objects with a precise function and expected quality.
To explore a new gesture, to look for other aesthetics, shapes, colors, glazes...
Awaken the imagination, try to put down my questions and my silent emotions.
The paintings are intended to be tactile works, to be discovered with the fingertips.
Les Portes.
(2025-26).
Mix media, wax.



Les Portes. 2026.
Aquarelles, gouaches, acryliques, huiles: les images premières sont choisies
pour leur caractère volontairement désuet. Marines, paysages de campagne,
scènes familières — des motifs issus d’une mémoire collective, déjà vus, déjà
intégrés. Ces images dessinent un cadre stable, presque immobile, une forme
de vie donnée d’avance.
Sur ces tableaux, j’interviens. J’y inscris une issue — une porte.
Souvent réduite à un à-plat de couleur, parfois monochrome, elle ne cherche ni à représenter ni à décorer. Elle introduit un déplacement discret, une possibilité là où tout semblait fixé.
L’ image n’est pas effacée: elle est tenue en suspens.
L’ encirement vient ensuite unifier l’ensemble. La cire dépose une même peau
sur des temporalités différentes, relie les interventions picturales à l’image
initiale et ralentit la lecture. Elle conserve la mémoire des gestes, maintient
une chaleur latente. Ce qui semblait clos s’assouplit; le tableau devient un
espace de passage, silencieux mais actif.
Dessins, peintures et cire se superposent à la manière d’un palimpseste.
Aucune strate ne supprime la précédente : elles coexistent comme les couches
d’une construction où le passé n’est jamais effacé, mais intégré. L’ image ne se
donne pas comme une surface stable, mais comme un lieu traversé par
plusieurs temps à la fois.
La cire joue ici un rôle central. Même figée, elle garde la trace de son état
liquide, la mémoire de sa transformation.
Chaque intervention est le reste d’un moment de fusion, un retard inscrit dans
la matière. Ce qui paraît immobile demeure traversé par un devenir discret. Le
passé n’est pas aboli: il est ré-animé.
Les portes inscrites dans l’image prolongent cette logique. Dans l’architecture
comme dans la peinture, elles ne servent pas à rompre, mais à articuler.Elles ne percent pas la surface du tableau, elles en modulent la lecture. Elles
ouvrent des zones de latence, des respirations, où le regard hésite entre ce qui
est donné et ce qui reste en réserve. Elles proposent un seuil plutôt qu’un
passage spectaculaire.
Ces portes peuvent être pensées comme des frontières au sens relationnel :
non des lignes de séparation nettes, mais des zones de passage. Est-on encore
dans l’image, ou déjà ailleurs ?
La frontière n’est jamais un simple bord ; elle rend possible l’appartenance, la
circulation, la mise en relation.
Cette pensée du seuil rejoint la notion de survivance telle que l’a formulée
Georges Didi-Huberman, héritée d’Aby Warburg. Les formes du passé ne
disparaissent jamais complètement. Elles persistent, se déplacent, se
transforment. Leur retour n’est ni fidèle ni paisible : il est fragmentaire, parfois
inconscient, chargé d’affects. Une forme ancienne peut ressurgir dans un
contexte nouveau, détachée de son origine, mais toujours active.
Ainsi, l’événement, dans ce travail, n’est pas de l’ordre de la rupture. Il ne
surgit pas comme une nouveauté, mais comme une ré-ouverture du temps. Les
portes n’introduisent pas un ailleurs ; elles rendent sensible ce qui insistait
déjà. L’image devient un lieu où le temps se replie, se superpose et se remet en
mouvement.
Watercolours, gouache, acrylics, oils: the source images are
selected for their deliberately old-fashioned quality. Seascapes,
rural landscapes, familiar scenes—motifs drawn from a shared
visual memory, already seen, already absorbed. They establish
a stable, almost immobile frame: a form of life that seems given
in advance.
On these paintings, I intervene. I inscribe an exit—a door.
Often reduced to a flat field of colour, sometimes monochrome,
it seeks neither representation nor decoration. It introduces a
discreet shift, a possibility where everything appeared fixed.
The image is not erased; it is held in suspension.
The waxing comes afterwards, to unify the whole. Wax lays a
single skin over different temporalities, ties my pictorial
interventions to the initial image, and slows the act of reading. It
keeps the memory of gestures, maintaining a latent warmth.
What seemed closed begins to soften; the painting becomes a
space of passage—quiet, yet active.
Drawing, painting and wax accumulate like a palimpsest. No
layer cancels the one before it: they coexist, like the strata of a
construction in which the past is never wiped out, but
incorporated. The image presents itself not as a stable surface,
but as a place crossed by several times at once.Wax plays a central role here. Even when set, it retains the
trace of its liquid state—the memory of transformation. Each
intervention is the remainder of a moment of fusion, a delay
written into matter. What appears motionless remains traversed
by a discreet becoming. The past is not abolished; it is
reanimated.
The doors inscribed within the image extend this logic. In
architecture as in painting, they do not exist to rupture, but to
articulate. They do not pierce the surface; they modulate the
way it is read. They open zones of latency, breaths of time,
where the gaze hesitates between what is given and what
remains in reserve. They offer a threshold rather than a
spectacular passage.
These doors can be thought of as borders in a relational sense:
not clean lines of separation, but zones of passage. Are we still
inside the image, or already elsewhere? A border is never
merely an edge; it makes belonging, circulation and relation
possible.
This thinking of the threshold resonates with the notion of
survival as articulated by Georges Didi-Huberman, in the wake
of Aby Warburg. Forms from the past never disappear
completely. They persist, shift, and transform. Their return is
neither faithful nor serene: it is fragmentary, sometimes
unconscious, charged with affect. An older form may resurface
in a new context, detached from its origin, yet still active.In this work, then, the ‘event’ is not a rupture. It does not arrive
as novelty, but as a reopening of time. The doors do not
introduce an elsewhere; they make perceptible what was
already insisting. The image becomes a place where time folds,
layers, and begins to move again.
With warm gratitude, I thank Massimo Minneci for his generous
and sensitive welcome, as proprietor of the house at 5 Avenue






